L'autre jour, nous les avions déjà rencontrés. A l'occasion du transport d'une délégation de l'Ambassade US en Centrafrique, vers Boda. (Décidément, Boda c'est "the place to be" ! J'y reviendrai dans un autre billet.)

L'Ambassadeur ne se déplace pas sans que le terrain n'ait été préalablement sécurisé. Durant le voyage, il n'était accompagné que d'un garde du corps, mais nous en avions découvert d'autres à l'arrivée.

Cette fois, nous faisons en somme le voyage de reconnaissance. Nous devons les déposer à Batangafo, puis les y attendre pendant 5 heures, avant de retourner vers Bangui.

8 heures. L'avion est presque prêt. Il manque encore l'avitaillement en carburant. Ce matin, c'est encombré. Nous sommes servis assez tardivement par le pétrolier. Le chauffeur est seul, un peu chaffouin. On l'aide à se dérider un peu ! La bonne humeur revient.

Nous partirons donc avec 20 minutes de retard sur l'horaire.

Nos passagers sont bientôt là. Ils sont huit, dont quatre beaux "bébés" armés jusqu'aux dents et quatre humanitaires. Le plus imposant des bébés pèse quand même ses 105 kg. Comme cela, sans toucher, il n'a pas l'air d'y avoir de graisse. Ses bras ressemblent à des cuisses, côté muscle... Ils ont aussi quelques bagages à mettre en soute : c'est lourd !!!

Question rituelle : "avez-vous des armes ?". Tu parles, bien sûr ! Réponse : "oui". Alors : "Merci de séparer les armes de leurs munitions". Ce qu'ils font de bonne grâce, habitués à la chose.

Et nous voilà partis pour Batangafo. Qui méritera un billet aussi. J'y reviendrai.

Après nos quelques heures, très bien et chaleureusement accueillis à la "maison" de NRC (une ONG norvégienne), nous repartons sur Bangui avec "seulement" les quatre malabars.

Pour la photo souvenir à Bangui, ils enlèvent leurs lunettes noires (mais conservent l'oreillette) !

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